Ce fut un drôle d’Halloween…

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Il faisait un peu froid mais le soleil ajoutait un surcroît de chaleur aux âmes vibrantes de plaisirs anticipés qui n’avaient rien à cirer d’attendre la noirceur. N’empêche qu’il fallait bien craindre d’en être privés pour réaliser l’importance de l’Halloween! La fameuse pandémie en a certes découragé plusieurs à donner des bonbons aux petits monstres mais n’empêche qu’ils ont été nombreux à faire en sorte que l’expérience plus « limitative » de distribution de sucreries demeure. Chapeau à tous ceux qui ont patenté, inventé, bizouné des systèmes de distribution de bonbons qui respectent les principes sanitaires de distanciation. Perso, j’ai vu quand même pas mal de citrouilles utilisées pour décorer. J’ose imaginer qu’elles sont de moins en moins gaspillées, qu’on reconnaît enfin tout ce qu’elles ont à donner.

De l’art populaire éphémère

Toute cette créativité m’a stimulée. J’ai donc décidé qu’était venu le moment de cuire mon unique citrouille (qui m’a été offerte par ma marraine, incroyable mais vrai!!!). Ajoutons comme motivation la présence d’un prince déchu mais charmant, prêt à ouvrir la courge orangée (capsulite à l’épaule oblige)…

Le prince déchu mais charmant en pleine action

Saviez-vous que la purée de citrouille est un ingrédient magique pour réaliser des gaufres délicieuses et hyper moelleuses? C’est pas des farces. D’ailleurs, il me suffit d’en manger pour être transportée en plein bal, tourbillonnant dans mes plus beaux atours dont ces fameux souliers de vair. Ok j’exagère, j’opte pour le pyjama et la robe de chambre et ce, dans le confort de mon foyer quelque peu confiné. Pour ce qui est des tourbillons, je vous laisse imaginer… Mais je vous dis, pour un ensorcellement total, servez avec du sirop d’érable que vous aurez pris la peine de réchauffer. Oh la la…

Fidèle à ma manie, je n’ai pas manqué de faire des variantes à ma recette originale (https://macitrouillebienaimee.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=983&action=edit) et je vous invite à faire de même. J’ai donc remplacé la farine à pain « ordinaire » par la même quantité de farines plus riches en fibres (et bio): la farine à pain au blé entier (La Milanaise) – un produit local, à laquelle j’ai mélangé dans différentes proportions de la farine d’épeautre à grains entiers (La Milanaise). Autre changement, j’ai aussi remplacé le beurre noisette par de l’huile canola extra vierge. Parce que c’est bon et c’est plus simple. Bref, vous pourriez doubler la quantité de cannelle si vous en raffolez ou remplacer le lait par un lait végétal tel que lait de cajou ou lait de coco si ça vous chante. L’idée, c’est d’utiliser ce qu’il y a sous la main et de vous gâter! Oups, j’allais oublier, aussi bien doubler la recette tant qu’à sortir le gaufrier. Ce serait d’ailleurs horrible d’en manquer! Et s’il en reste, on pourra toujours les congeler… pour d’autres frissons à venir !

Aussi bien doubler la recette…



La citrouille au temps du corona

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En ces jours de pandémie où plusieurs aînés vivent la terreur et qu’on se demande comment on en est venu collectivement à les traiter ainsi, j’aimerais à ma manière leur rendre hommage en partageant cette simple recette de soupe aux pois. J’y ai mis de la citrouille parce que j’en ai abondamment dans mon congélo mais ce n’est pas indispensable. L’idée, c’est de vous inviter à cuisiner des recettes qui viennent de vos parents, de vos ancêtres et qui vous font vous connecter à eux (à défaut de pouvoir les serrer dans vos bras).

À part l’esprit de cette recette, j’ai hérité de ma mère son sens de la débrouillardise et de l’économie de la nourriture, sa créativité et sa gourmandise. J’ai donc tout naturellement pensé à récupérer le bouillon issu de la cuisson du jambon de Pâques (livré à la maison par Gaspor), dont il n’était pas question de perdre une goutte. Puis j’ai eu l’idée de ma recette déjà publiée de soupe aux pois cassés avec de la citrouille. Après tout, on est en avril, il fait encore froid et j’ai besoin plus que jamais de mets à la fois nourrissants et réconfortants.

Pour la recette, cliquer sur la photo.

Une visite dans les méandres de mon garde-manger a montré que je n’avais que des pois entiers. Qu’à cela ne tienne, je n’ai eu qu’à les laisser tremper pendant une nuit. Pas d’oignons jaunes! Pas grave, je me suis arrangée avec un oignon rouge. Ais-je besoin de rajouter qu’à part les pois jaunes, je n’ai mesuré aucun ingrédient? La débrouille, le système D, quoi! Même s’il fut une époque on nous appelait les French pea soup de manière méprisante, je suis fière de mon héritage. Avec lui, dans mes gestes et mes pensées, il me fait vibrer et me fait sentir reliée à mes racines. Et par le fait même, au monde.

À tous les aînés du Québec, ainsi qu’à tous les producteurs du secteur agroalimentaire québécois qui nous fournissent de si bons aliments locaux, j’offre ma gratitude. À tous les Québécois et toutes les Québécoises, et au monde entier, je nous souhaite des jours meilleurs.

Le monte-charge bien pratique de Madame Citrouille, qui la réunit avec son papa de 87 ans vivant au-dessus de chez elle.

 

 

Retour au bercail !

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«La vraie nouveauté naît toujours dans le retour aux sources.» – Edgar Morin

Après des semaines de rénos à n’en plus finir, me revoilà dans ma cuisine à faire ce que j’adore, c’est-à-dire, cuisiner avec de la citrouille. J’aime par dessus tout développer de nouvelles recettes, mais, histoire de me réchauffer et faire plaisir à une amie, j’ai choisi de partir ma saison en faisant mes bons « vieux » scones à la citrouille. Dans la recette originale, j’ajoute des canneberges mais cette fois-ci, j’ai fait honneur à un petit fruit sauvage qui s’en rapproche et qui s’appelle l’airelle vigne d’Ida. [Mon père, qui a 86 ans, m’en a cueilli plein en Gaspésie. Je sais, j’ai beaucoup de chance…]. Faute de farine de blé entier à portée de main, j’ai aussi remplacé cet ingrédient par de la farine de sarrasin… un ingrédient qu’on gagne d’ailleurs à intégrer davantage dans notre alimentation.

Airelle vigne d’Ida

Retrouvailles

Quel bonheur ce fut de mettre littéralement les mains à la pâte même si ce fut bref puisque j’utilise le robot culinaire! Et dire que j’avais oublié l’odeur envoutante qui se dégage pendant la cuisson de pâtisseries… Mais surtout je me demande comment j’ai pu me passer si longtemps de ce petit délice à la croûte parfaite et aux sublimes parfums de cannelle, de zeste d’orange et de gingembre confit ? Mystère! J’ai tout de même survécu mais une chose est sûre c’est que mes prochains petits déjeuners vont prendre une belle tournure.

La suite

Enfin, me revoilà avec des tonnes d’idées de recettes à essayer dont des citrouilles farcies de PVT (ou protéines végétales texturisées, un substitut à la viande hachée), des beignes au four et une crème-pouding à la citrouille et lait de coco. J’ai bien hâte de vous les partager. En attendant, je vous invite à cuisiner vous aussi la citrouille, et c’est pas les recettes qui manquent et à ne pas vous gêner pour faire des modifications en fonction des ingrédients que vous avez sous la main; c’est une façon pas compliquée de réduire le gaspillage alimentaire. Bonne popote!

PS Au sujet du gaspillage

Quelques-unes d’entre vous m’ont récemment demandé si on pouvait récupérer une citrouille qui a gelé dehors. Ma réponse est oui, si la citrouille est intacte. Il ne faut toutefois pas s’attendre à obtenir la même texture qu’une citrouille fraîche. Donc, oubliez les beaux petits cubes pour faire de la confiture. N’empêche que transformée en purée, on y voit que du feu. Je recommande toutefois de ne pas attendre qu’il y ait des épisodes de gel-dégel qui pourraient affecter plus sérieusement la citrouille. Et comme pour une citrouille fraîche, on doit bien nettoyer sa peau avant de la couper.

 

 

Douce transition

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On parle de la nécessité d’une transition dans nos façons de consommer pour sauver notre planète et on peut difficilement être contre ça. Outre reviser nos façons de nous véhiculer, pour contrer les effets des gaz à effet de serre, la réduction du gaspillage alimentaire et de notre consommation de viande sont incontournables.

Même si je suis consciente que la production de produits animaux est plus coûteuse environnementalement parlant, je ne suis pas (encore?) passée du côté du végétalisme, je suis ce qu’on appelle une flexitarienne (ou semi-végétarienne). Je limite le plus possible ma consommation de viande mais je mange encore des oeufs et des produits laitiers (si possible, bios). Un de mes desserts favoris est d’ailleurs la crème brûlée. J’adoooore! Quel plaisir de faire craquer la croûte de caramel brûlé et de savourer le goût et l’onctuosité de la crème riche et savamment parfumée. La recette de crème brûlée dans des mini-citrouilles n’est pas là sur ce blogue par hasard!

Mais voilà, dans ma démarche citoyenne, j’ai eu l’idée de développer une recette de crème brûlée en m’inspirant d’une garniture de tarte à la citrouille végane gentiment partagée par Annie Martineau (elle travaille pour les épiceries écologiques- zéro déchet Loco). Franchement, les résultats ont surpassé mes attentes, et j’ai bien l’intention de récidiver, d’autant plus qu’elle est tellement plus simple à réaliser que le dessert classique. Je ne dis pas que je ne mangerai plus jamais de ma vie de « vraies » crèmes brûlées, mais la version originale a dorénavant une sérieuse compétitrice… (En passant, s’il vous reste des mini-citrouilles de l’Halloween, n’hésitez pas deux secondes à les utilisez en guise de ramequins!)

Bonjour tout le monde!

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À l’action!

Même si de plus en plus de gens sont sensibilisés au gaspillage des citrouilles, il reste beaucoup à faire. Encore cette année, j’ai ramassé plusieurs citrouilles sur le trottoir prêtes à être jetées au compost, ou pire, aux ordures. Heureusement, plusieurs initiatives citoyennes se développent et font naître l’espoir. Et plus globalement, je salue le lancement du « Pacte pour la transition » (non-partisan) pour lutter contre les changements climatiques.  Parmi les engagements qu’on nous invite à prendre pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, il y a celui de réduire la production de déchets et le gaspillage sous toutes ses formes. Il y aura d’ailleurs pour marquer le coup, une marche (La planète s’invite au Parlement), dans plusieurs régions du Québec, samedi qui s’en vient. Si comme moi vous ne voulez pas la rater et partir la journée de bonne humeur, je vous invite à essayer ma nouvelle création citrouillesque…

– Louise Gagnon, alias Madame Citrouille



Des pancakes pour tout le monde!

Grâce au pouvoir liant de la citrouille et des graines de lin, pas besoin d’œufs pour concocter ces délicieuses et moelleuses pancakes. Comme elles sont aussi faites à partir de lait soya, elles peuvent donc convenir aux personnes véganes ainsi qu’à celles qui ont des allergies ou intolérances aux oeufs et/ou au lait ou lactose. Et ceux ou celles qui sont ni un ni l’autre n’auront pas à se plaindre, loin de là!

Pancakes véganes à la citrouille et aux épices

  • Portions: environ 12 petites pancakes
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Préparation: 15 minutes
Attente: 25 minutes
Cuisson: environ 20 minutes

INGRÉDIENTS

  • 15 ml (1 c. à soupe) de graines de lin
  • 180 ml (180 g ou 3/4 tasse) de purée de citrouille maison
  • 15 ml (1 c. à soupe) d’eau
  • 180 ml (¾ tasse) de lait de soya à la vanille
  • 3,5 ml (¾ c. à thé) de vinaigre de cidre
  • 30 ml (2 c. à soupe) d’huile + extra pour la cuisson
  • 30 ml (2 c. à soupe) de sirop érable
  • 60 g ou 125 ml (1/2 tasse) de farine d’épeautre à grains entiers
  • 60 g ou 125 ml (½ tasse) de farine à pain ou farine tout usage non blanchie
  • 10 ml (2 c. à thé) de poudre à pâte
  • 1 ml ( ¼ c. à thé) de soda à pate
  • 1 ml (¼ c. à thé) de sel
  • 2,5 ml (½ c. à thé) de cannelle moulue
  • 0,5 ml (1/8 c. à thé) de gingembre moulu
  • 1 pincée de muscade moulue

    PRÉPARATION
  1. Moudre les graines de lin et les incorporer à la purée de citrouille avec l’eau. Laisser reposer 15 minutes.
  2. Dans un bol, mélanger le lait de soya avec le vinaigre de cidre. Laisser reposer 10 minutes. Incorporer l’huile et le sirop d’érable.
  3. Dans un grand bol, mélanger les farines, la poudre à pâte, le soda à pâte, le sel et les épices. Faire un puits et verser la préparation de purée de citrouille et la préparation de lait de soya. Fouetter jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Laisser reposer 5 minutes.
  4. Faire chauffer une poêle antiadhésive à feu moyen à doux. Lorsque la poêle est chaude, la huiler et verser 60 ml (1/4 tasse) de pâte par pancakes. (Ça peut aller à 3 pancakes par poêlée). Étaler légèrement avec le dos d’une cuillère. Cuire les pancakes environ 2 minutes d’un côté, soit jusqu’à ce que des bulles apparaissent puis retourner et cuire encore environ 2 minutes. Ajuster la chaleur du feu au besoin pour donner à la pâte le temps de cuire avant qu’elle ne dore trop vite.
  5. Conserver les pancakes au chaud le temps de toutes les faire ou les servir au fur et à mesure.
  6. Garnir avec des noix de Grenoble concassées et de la confiture de citrouille, du sirop à la citrouille et aux épices ou du sirop d’érable.