La citrouille au temps du corona

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En ces jours de pandémie où plusieurs aînés vivent la terreur et qu’on se demande comment on en est venu collectivement à les traiter ainsi, j’aimerais à ma manière leur rendre hommage en partageant cette simple recette de soupe aux pois. J’y ai mis de la citrouille parce que j’en ai abondamment dans mon congélo mais ce n’est pas indispensable. L’idée, c’est de vous inviter à cuisiner des recettes qui viennent de vos parents, de vos ancêtres et qui vous font vous connecter à eux (à défaut de pouvoir les serrer dans vos bras).

À part l’esprit de cette recette, j’ai hérité de ma mère son sens de la débrouillardise et de l’économie de la nourriture, sa créativité et sa gourmandise. J’ai donc tout naturellement pensé à récupérer le bouillon issu de la cuisson du jambon de Pâques (livré à la maison par Gaspor), dont il n’était pas question de perdre une goutte. Puis j’ai eu l’idée de ma recette déjà publiée de soupe aux pois cassés avec de la citrouille. Après tout, on est en avril, il fait encore froid et j’ai besoin plus que jamais de mets à la fois nourrissants et réconfortants.

Pour la recette, cliquer sur la photo.

Une visite dans les méandres de mon garde-manger a montré que je n’avais que des pois entiers. Qu’à cela ne tienne, je n’ai eu qu’à les laisser tremper pendant une nuit. Pas d’oignons jaunes! Pas grave, je me suis arrangée avec un oignon rouge. Ais-je besoin de rajouter qu’à part les pois jaunes, je n’ai mesuré aucun ingrédient? La débrouille, le système D, quoi! Même s’il fut une époque on nous appelait les French pea soup de manière méprisante, je suis fière de mon héritage. Avec lui, dans mes gestes et mes pensées, il me fait vibrer et me fait sentir reliée à mes racines. Et par le fait même, au monde.

À tous les aînés du Québec, ainsi qu’à tous les producteurs du secteur agroalimentaire québécois qui nous fournissent de si bons aliments locaux, j’offre ma gratitude. À tous les Québécois et toutes les Québécoises, et au monde entier, je nous souhaite des jours meilleurs.

Le monte-charge bien pratique de Madame Citrouille, qui la réunit avec son papa de 87 ans vivant au-dessus de chez elle.

 

 

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